De forme sculpturale et figurative, reposant sur une base quadrangulaire à décor entièrement doré, le fût est constitué d’un putto ailé en biscuit, traité en ronde-bosse, agenouillé et penché en avant, soutenant la coupe (formant coquetier) sur son dos. La coupe, de forme évasée à bord légèrement chantourné, est ornée en relief d’un décor répétitif de feuilles stylisées de palmettes. L’intérieur est entièrement recouvert d’une riche dorure L’ensemble repose sur une base rectangulaire également dorée.
Le dessin de ce modèle est répertorié dans le catalogue "des fonds manufacture 19e siècle", conservé au Départements ARTS Graphique des Arts Décoratifs de Paris (voir photo du dessin), confirmant ainsi son attribution.
J'ai également possédé, il y a quelques années, un modèle identique, qui, lui, portait la marque de la manufacture Dagoty au revers (voir les photos). Cette marque attestait formellement de son attribution.
Marque(s) : NÉANT,
Dimension(s) : Haut.6,8 - Long. 5,8 cm - Larg. 4,2 cm,
Condition(s) : PARFAIT ÉTAT,
Époque : EMPIRE.
Les coquetiers datant de la période Empire (1804-1815) sont très RARES, et cela s’explique par plusieurs raisons liées aux habitudes de consommation, aux modes de production et aux contraintes économiques de l’époque.
L’œuf à la coque n’était pas un mets couramment servi à table sous l’Empire. Les œufs étaient davantage utilisés dans des préparations culinaires (pâtisseries, sauces, omelettes) que consommés seuls. À l’inverse du XVIIIe siècle, où les services de table devenaient de plus en plus sophistiqués, sous l’Empire, l’accent était mis sur des arts de la table plus sobres et influencés par l’Antiquité.
Contrairement aux services à thé, à café ou aux sucriers, qui étaient des éléments courants des manufactures de porcelaine, le coquetier restait un objet d’usage moins courant.
Peu de manufactures en produisaient, et celles qui le faisaient, comme Dagoty, réalisaient principalement des modèles de luxe.