Récipient individuel conçu pour la consommation de boissons chaudes, la tasse litron se distingue par sa forme cylindrique, son fond plat reposant sur un léger talon et son anse latérale ovoïde à petite virgule se terminant par une goutte d’eau. Elle est accompagnée de sa soucoupe assortie, également à fond plat, reposant sur un talon discret et dotée d’un bord incliné.
Le terme tasse litron apparaît vers 1752 à la Manufacture de Vincennes. Il désigne un modèle inspiré de la choppe, un récipient populaire à l’époque. Ce type de tasse devient emblématique au XVIIIe siècle, période durant laquelle les manufactures commencent à produire en série des tasses et soucoupes adaptées à l’essor des boissons chaudes - thé, café, chocolat - qui s’imposent alors dans les habitudes de consommation en Europe.
Porcelaine DURE.
La tasse et sa soucoupe assortie présentent un RARE décor à fond bleu profond, imitant le lapis-lazuli, animé de marbrures nuagées et de paillettes dorées évoquant des inclusions minérales. Les bordures sont ornées d’une frise polychrome compartimentée, composée de panneaux alternant fond rose et réserves vert pâle, agrémentés de motifs floraux stylisés et de rinceaux noirs, l’ensemble encadré de filets or.
Marque(s) : Peinte au pinceau en bleu, aux doubles flèches entrecroisées,
Dimension(s) : Tasse : Haut. 6 cm - Long. 8,7 cm - Souc. : Diam. 12,4 cm,
Condition(s) : PARFAIT ÉTAT,
Époque : DIRECTOIRE / CONSULAT.
Observation(s) : Infimes usures d'usage
Le décor dit « fond lapis-lazuli » apparaît à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, dans un contexte marqué par un véritable engouement pour les pierres dures, les marbres et les matières précieuses, inspiré à la fois par l’Antiquité, les décors de palais et les grandes manufactures. Cherchant à imiter l’aspect du lapis-lazuli, il se caractérise par un fond bleu profond animé de marbrures et de petites touches dorées évoquant des inclusions naturelles. Ce type de décor demande une grande maîtrise technique, avec un travail en plusieurs couches soigneusement superposées. Long et coûteux à réaliser, il n’a été produit qu’en quantités limitées, ce qui explique sa relative rareté aujourd’hui.